Hommage à Bernard Brogniart de Vieux-Condé.

 

 Notre ami Bernard Brogniart est décédé ce samedi 29 juillet 2017. Il a réalisé toute sa carrière professionnelle aux houillères où il commença comme galibot à la fosse 8 d’Auchy-les-Mines puis à la fosse 1 de Bully-les-Mines. Il arriva très tôt dans le Nord où il passera son CAP de mineur au centre professionnel de la Bleuse-Borne à Anzin. Il travaillera ensuite aux fosses Ledoux de Condé-sur-Escaut et l’Avaleresse de Vieux-Condé.

Bernard était très impliqué dans le monde associatif. Il était membre actif du club Bassin minier Unesco du pays de Condé où il participa activement au café-mémoire. Il est cofondateur de notre association « Bassin minier Patrimoine Mondial du Nord » où il était membre du conseil d’administration. Il était également adhérent dans d’autres associations à Condé et Fresnes.

Il y a plusieurs semaines nous discutions par téléphone et Bernard me racontait quelques souvenirs de l’époque où il travaillait à la mine.

Dans les chantiers d’abattage quand le prix du mètre était intéressant on prenait plus de risques me disait il. Il se rappelait également avec joie l’époque où il travaillait dans le montage de liaison entre les fosses Ledoux et l’Avaleresse...

Nous présentons nos sincères condoléances à sa famille. Bernard laissera un grand vide dans notre association.

 

FRANCOIS Régis

 

 

Présentation de M. Thiery Louis

de l’association Bassin Minier Patrimoine Mondial du Nord.

 

 

Thiery Louis a travaillé 18 ans à la fosse Schneider de Lourches et quelques semaines à la fosse Agache de Fenain. Il habitait à cette époque à la cité Evrard Florent de Roeulx.

 Il se rappelle avec joie sa première quinzaine « 313 sous ».

 Après avoir été galibot, il est devenu ajusteur. Son travail consistait à réparer les machines du fond et préparer les chantiers d‘abattage.

 Il a participé à l’âge de 15 ans à la grève des mineurs contre l’occupation allemande.

 Il a durant sa carrière notamment réparé le cuvelage de la fosse l’Eclaireur de Roeulx et découpé à 400mètres de profondeur les deux cages de la fosse Schneider qui s’étaient télescopées. Il a également travaillé au fond de la fosse La Naville de Lourches pour surveiller des pompes qui envoyaient de l’eau dans une veine en feu.

 Louis a fini sa carrière professionnelle à Usinor Denain.

 Il a eu 91 ans en février 2017.

 Il est toujours fier de sa gaillette au pied de sa cheminée

  « Le charbon de Schneider le meilleur du bassin minier » me raconte-il.

 

FRANCOIS Régis

 

 

Notre ami Louis est décédé le dimanche 3 décembre 2017.
Notre ami Louis est décédé le dimanche 3 décembre 2017.

 

Présentation de M. Balens Daniel

 de l’association Bassin Minier Patrimoine Mondial du Nord

 

Daniel a travaillé 6 ans à l’entretien (au jour et au fond). Son travail consistait à entretenir au fond les pompes d’exhaures et les ventilateurs, à remplacer les clapets des compresseurs et au jour à l’entretien des culbuteurs. Quand une fosse fermait il démontait les installations du fond. Il travaillait en équipe avec son beau-père.

Daniel me raconte quelques anecdotes de sa carrière à la mine.

Il est resté 2 jours au fond de la fosse l’Avaleresse de Vieux Condé car les pompes d’exhaures sont tombées en panne. « On est descendu par la fosse Ledoux et on a acheminé des pompes thermiques à l’étage -500. On avait de l’eau jusqu’au dessus des genoux quand on démontait les moteurs des pompes en panne. Deux jours sans revoir la lumière du jour. Entre deux on se reposait dans des berlines ».

Une autre fois il est resté bloquer 30 minutes dans la cage à la fosse Thiers  qui servait de puits de service et en plus il pleuvait. « Les ouvriers d’about nous ont prévenus que la machine d’Extraction avait chauffé et qu’il fallait maintenant qu’elle refroidisse. Les installations de la fosse Thiers étaient non modernisées… »

 

FRANCOIS Régis

 

 

Présentation de M. Radajewski Jean

 de l’association Bassin minier Patrimoine Mondial du Nord

 

M. Radazewki a travaillé 40 ans à fosse Ledoux de Condé-sur-Escaut. Au cours de sa carrière, il est également intervenu dans de nombreuses fosses (La Grange, Sabatier, Thiers, L’Avaleresse et Arenberg).

« J’ai commencé à travailler à la fosse à 16 ans. Quelques années après, je suis parti à l’abattage. Les veines à Ledoux faisaient 70-80 cm de largeur. On travaillait à plat-ventre avec le piqueur à bout de bras ».

Jean sera victime d’un éboulement. A la suite de cet accident, il deviendra responsable à l’accrochage du fond et travaillera au poste de l’après midi.

 

« A l’accrochage, on mettait 8 berlines par cage (4 par étage). Les berlines pleines étaient « les balles de charbon».

Jean a eu un jour la reconnaissance du directeur de la fosse.

« Un jour le directeur a convoqué devant moi les ingénieurs. Vous pouvez partir à 17h. La fosse tournera. Ce n’est pas Jean qui nous fera revenir s’il y a un problème. »

 

Jean sera de nouveau victime d’un accident (fracture du pied) et devra remonter à l’accrochage du jour où il sera responsable d’exploitation.

« Durant 40 ans je suis toujours parti travailler avec cœur à la mine »

 Aujourd’hui Jean vit toujours dans sa cité minière (Soult à Fresnes-sur-Escaut). Il participe tous les ans à l’anniversaire de la découverte du charbon.

 

FRANCOIS Régis

 

 

Présentation de M. THOUIRAT Damani de

 l’association Bassin Minier Patrimoine Mondial du Nord.

 

Damani a travaillé 14 ans à la mine aux fosses Saint-Mark d’Escaudain et Arenberg à Wallers. Il a commencé à 14 ans au criblage. A cette époque il partait travailler à pieds du coron des Ours à Helesmes jusqu'à la fosse Saint-Mark d’Escaudain… Il est descendu à 15 ans pour charger les berlines au pied de la taille où travaillaient son père et ses 3 frères puis à 18 ans, il est parti à l’abattage. A Saint-Mark, il a travaillé à plus de 1000 mètres de profondeur en sous-vêtements tellement la chaleur était intense… Damani avait toujours sur lui un flacon d'huile à salade ce qui lui permettait d’enlever les poussières de charbon autour de ses yeux.

Il a connu le dernier cheval remonté de la fosse Saint-Mark. Celui-ci a terminé sa carrière au parc à bois de la fosse Audiffret-Pasquier.

Damani a quitté la mine quand un de ses camarades de travail est décédé à quelques mètres de lui dans un éboulement à la fosse d’Arenberg. II est quand même encore descendu sur le site d’Arenberg mais pour le compte de l’entreprise Bouygues au moment de l’installation du tunnelier.

FRANCOIS Régis

 

 

Présentation de M. Khalfallah Ramdam

 de l’association Bassin minier Patrimoine Mondial du Nord

 

M. Khalfallah a travaillé 33 ans à la mine aux fosses Schneider de Lourches,  Agache de Fenain et Arenberg de Wallers. Il a habité rue Victor Hugo à Lourches (à coté du coron des vaches), à la cité du ¼ de 6 heures à Escaudain puis a fait bâtir à Roeulx. Ramdam a commencé à 18 ans après les grèves de 1948. Au fond, il a été abatteur, bowetteur et ouvrier de ravale (fonçage). Il me raconte de nombreuses anecdotes sur sa carrière :

«Quand j’étais abatteur à Schneider, je travaillais en Short à plus de 900 mètres de profondeur. Les puits l’Eclaireur de Roeulx et Saint-Mathieu de Lourches servaient d’aérage et de sécurité au cas où il y avait un problème.

« Deux ans après mon mariage toujours à l’abattage mais à la fosse Agache, un bloc de charbon s’est détaché et m’a écrasé ma jambe. Bilan 8 mois d’arrêt avec fracture tibia/péroné… »

A la fosse d’Arenberg Ramdam a participé au fonçage du puits n°3.

« Tous les 10 mètres de profondeur on bétonnait le puits ».

C’est avec beaucoup d’émotion que Ramdam a pris sa retraite en mai 1980.

Ramdam et sa femme Giuseppina sont heureux de voir que l’épopée des mineurs ne tombe pas dans l’oubli.

 

FRANCOIS Régis

 

 

« À la fosse d’Haveluy, on a extrait 7,2 millions de tonnes de charbon contre 29 millions à Wallers-Arenberg.

Ce samedi 5 août, à 10 heures, rue Paul-Vaillant-Couturier, à Haveluy. Visite gratuite. Renseignements : francois.regis59@laposte.net ou 06 22 89 61 23.
Une «nouvelle» association

 Présentation de M. SZYMANSKI François

 

de l’association Bassin Minier Patrimoine Mondial du Nord

 

La balade de ce samedi est organisée par l’association Bassin minier patrimoine mondial du Nord (en partenariat avec la Ville et l’association Haveluy et son histoire). Une « nouvelle » asso qui a vu le jour en juin 2016, mais qui est en réalité issue de la fusion des clubs Bassin minier UNESCO des communes de Fresnes-sur-Escaut, Raismes, Denain, Rœulx, Escaudain et Marchiennes. Elle compte une quarantaine de membres et est présidée par Régis FrançoM. Szymanski a travaillé plus de 20 ans à la fosse Schneider de Lourches. A la fermeture de celle-ci, il est parti travailler à l’usine Cail de Denain tout en conservant sa maison des mines à Escaudain. Sa famille est originaire de la région de Cracovie en Pologne. Il est né en Allemagne où sa famille travaillait dans les mines de Westphalie. Il est arrivé en France durant son enfance.

« J’ai commencé à la fosse Schneider à 13 ans et 1 mois. Mon père travaillait au jour. Moi j’étais hercheur. Je chargeais le charbon dans les berlines au pied d’une taille qui faisait 30-40 mètres de long. Les berlines ensuite étaient tractées par les chevaux jusqu’au puits. Les chevaux comptaient le nombre de berlines. S’ils étaient habitués à en tracter 12 ou 14, ils n’en tiraient pas une de plus. »

Jean me raconte qu’il a rencontré sa femme à la fosse. Elle travaillait à la lampisterie. Après avoir été Hercheur, il est devenu encageur.

« Je chargeais les berlines dans la cage. Je sonnai 3 fois et la cage repartait au jour. Ensuite je réceptionnais les berlines vides ».

Il se souvient avec joie des fêtes de la Sainte-Barbe.« On allait en famille à l’église de Lourches le matin et ensuite on partait à Denain faire la fête à l’Alcazar. »François a eu 96 ans en cette année 2017. II est le nouveau doyen de notre association.

 

                                   FRANCOIS Régis

 

 

Présentation de M. Mercier Jean-Claude

 de l’association Bassin minier Patrimoine Mondial du Nord

 

 M. Mercier a travaillé aux fosses Sabatier de Raismes, Ledoux de Condé-sur-L’Escaut et 9 de l’Escarpelle à Roost-Warendin.

Il est né au quartier Sabatier rue du marquis de Cernay.

Il a commencé à 14 ans au criblage de Sabatier puis il a passé sa formation sur le carreau de la fosse Casimir de Somain puis son cap de mineur à la Bleuse-Borne.

Il est descendu pour la 1ère fois le 10 octobre 1960 et a été surpris

par la dépression d’air.

Durant toute sa carrière M. Mercier était électromécanicien. Son travail consistait 

à réparer les machines électriques, pneumatiques et à air comprimé. Il devait également installer dans les nouveaux chantiers d’abattage (taille) des coffrets électriques pour l’alimentation des machines.

Jean-Claude a participé à la remontée de la dernière berline de la fosse 9 de l’Escarpelle le 26 octobre 1990.

 

FRANCOIS Régis « À la fosse d’Haveluy, on a extrait 7,2 millions de tonnes de charbon contre 29 millions à Wallers-Arenberg. »

 

Pour prendre un peu de perspective et apercevoir le sommet du plus grand des deux terrils (environ 40 mètres de haut, contre 20 pour le petit terril plat), Régis François vous fait donc remonter un peu la rue Marissel afin d’avoir une meilleure perspective. L’occasion, aussi, de jeter un coup d’œil au reste du patrimoine minier de la commune. Car, outre les deux terrils, le coron de la fosse, la cité du Bas Riez, mais aussi le dispensaire de la société de secours minière sont classés, depuis 2012, au patrimoine mondial de l’humanité. La fosse d’Haveluy, propriété de la compagnie des mines d’Anzin, n’était pourtant pas la plus importante de l’histoire du bassin minier. « Il ne s’agit pas d’une grosse fosse comme à Arenberg, précise Régis François. On y a extrait 7,2 millions de tonnes de charbon contre 29 millions à Wallers-Arenberg. »
Rasée dans les années 1970

En fonctionnement de 1866 à 1936, sa vie n’aura pas été un long fleuve tranquille, victime d’un incendie en 1888 puis de l’occupant allemand durant la Première Guerre mondiale. Elle a été rasée dans les années 1970 et il ne reste plus rien aujourd’hui sur le site. Alors ce samedi, pour la visite, l’association a prévu quelques vieilles photos noir et blanc pour que les visiteurs puissent se faire une idée des lieux à l’époque.

Ce samedi 5 août, à 10 heures, rue Paul-Vaillant-Couturier, à Haveluy. Visite gratuite. Renseignements : francois.regis59@laposte.net ou 06 22 89 61 23.
Une «nouvelle» association

La balade de ce samedi est organisée par l’association Bassin minier patrimoine mondial du Nord (en partenariat avec la Ville et l’association Haveluy et son histoire). Une « nouvelle » asso qui a vu le jour en juin 2016, mais qui est en réalité issue de la fusion des clubs Bassin minier UNESCO des communes de Fresnes-sur-Escaut, Raismes, Denain, Rœulx, Escaudain et Marchiennes. Elle compte une quarantaine de membres et est présidée par Régis Fra

 

Présentation de M. Kitel Jean

 de l’association Bassin minier Patrimoine Mondial du Nord

 

 M. Kitel a travaillé toute sa carrière aux houillères aux fosses Schneider de Lourches, Cuvinot d’Onnaing, Agache de Fenain et Arenberg de Wallers. Il a habité deux cités minières (Schneider à Lourches puis Gallieni à Roeulx).

 Au fond il a été galibot, meneur de chevaux, décadreur, foudroyeur, abatteur et boutefeu. De toute sa carrière, il a eu un seul arrêt de travail…

 A l’époque me dit-il «c’était marche ou crève. De toute façon s’il t’arrive un accident, un autre prendra ta place »

 Jean avait horreur que pendant sa pause repas (le briquet), un locotracteur diesel passe à proximité de lui.

 En 1952, lors du coup de grisou à la fosse Schneider (pendant le poste de nuit à l’étage 840), un de ses beaux-frères a été grièvement brulé. Il a été soigné à la clinique des houillères du quartier Saint-Waast de Valenciennes. Son père était également au fond pendant cette catastrophe à l’étage 920 où il a été projeté contre les parois de la galerie par le souffle de l’explosion.

 En 1955, il y a eu une importante inondation toujours à Schneider (cette catastrophe condamnera la fosse). Les chevaux ont été sauvés de justesse «  ils avaient le l’eau jusqu’à leurs cous » me raconte t’il « et le matériel est resté au fond… »

 

FRANCOIS Régis

 

 

Présentation de M. Plouchard Louis

 de l’association Bassin Minier Patrimoine Mondial du NordPar Jérémy Lemaire | Publié le 03/08/2017...Agréable balade. Plutôt champêtre, finalement. Alors que l’on s’imagine partir à l’assaut du patrimoine industriel, durant une heure environ, on slalome le plus souvent au milieu des saules et des herbes hautes. Une promenade accessible même aux non-sportifs, où la seule difficulté rencontrée aura été quelques taons assoiffés de (notre) sang. Autant être clair, à aucun moment on ne gravit l’un des terrils haveluynois. Pour deux raisons : ce sont des espaces naturels sensibles et le plus grand des deux terrils est soumis à un phénomène de combustion. Dangereux, donc.

 

« À la fosse d’Haveluy, on a extrait 7,2 millions de tonnes de charbon contre 29 millions à Wallers-Arenberg. »

Pour prendre un peu de perspective et apercevoir le sommet du plus grand des deux terrils (environ 40 mètres de haut, contre 20 pour le petit terril plat), Régis François vous fait donc remonter un peu la rue Marissel afin d’avoir une meilleure perspective. L’occasion, aussi, de jeter un coup d’œil au reste du patrimoine minier de la commune. Car, outre les deux terrils, le coron de la fosse, la cité du Bas Riez, mais aussi le dispensaire de la société de secours minière sont classés, depuis 2012, au patrimoine mondial de l’humanité. La fosse d’Haveluy, propriété de la compagnie des mines d’Anzin, n’était pourtant pas la plus importante de l’histoire du bassin minier. « Il ne s’agit pas d’une grosse fosse comme à Arenberg, précise Régis François. On y a extrait 7,2 millions de tonnes de charbon contre 29 millions à Wallers-Arenberg. »
Rasée dans les années

En fonctionnement de 1866 à 1936, sa vie n’aura pas été un long fleuve tranquille, victime d’un incendie en 1888 puis de l’occupant allemand durant la Première Guerre mondiale. Elle a été rasée dans les années 1970 et il ne reste plus rien aujourd’hui sur le site. Alors ce samedi, pour la visite, l’association a prévu quelques vieilles photos noir et blanc pour que les visiteurs puissent se faire une idée des lieux à l’épo

Ce samedi 5 août, à 10 heures, rue Paul-Vaillant-Couturier, à Haveluy. Visite gratuite. Renseignements : francois.regis59@laposte.net ou 06 22 89 61 23.
Une «nouvell
 

La balade de ce samedi est organisée par l’association Bassin minier patrimoine mondial du Nord (en partenariat avec la Ville et l’association Haveluy et son histoire). Une « nouvelle » asso qui a vu le jour en juin 2016, mais qui est en réalité issue de la fusion des clubs Bassin minier UNESCO des communes de Fresnes-sur-Escaut, Raismes, Denain, Rœulx, Escaudain et Marchiennes. Elle compte une quarantaine de membres et est présidéLouis a travaillé 12 ans à la mine aux fosses Schneider de Lourches, Cuvinot d’Onnaing  et Saint Mark d’Escaudain.

Louis n’a pas été impressionné par sa première descente. « C’était comme dans un ascenseur ».

 A la fosse, il était aide géomètre : « Mon travail consistait à rechercher les veines de charbon et à l’orientation du traçage des bowettes. »

 Louis a eu un grave accident au fond (plusieurs doigts d’arrachés à cause d’un treuil au fond de la fosse La Naville de Lourches).

 Il a terminé sa carrière à Alstom après avoir travaillé au Zinciques à Neuville-sur-Escaut et dans le bâtiment.

 

                                                                                                FRANCOIS Régis

 

 

Présentation de M. Leray Roger

 de l’association Bassin Minier Patrimoine Mondial du NordPar Jérémy Lemaire | Publié le 03/08/2017...Agréable balade. Plutôt champêtre, finalement. Alors que l’on s’imagine partir à l’assaut du patrimoine industriel, durant une heure environ, on slalome le plus souvent au milieu des saules et des herbes hautes. Une promenade accessible même aux non-sportifs, où la seule difficulté rencontrée aura été quelques taons assoiffés de (notre) sang. Autant être clair, à aucun moment on ne gravit l’un des terrils haveluynois. Pour deux raisons : ce sont des espaces naturels sensibles et le plus grand des deux terrils est soumis à un phénomène de combustion. Dangereux, donc.

 

« À la fosse d’Haveluy, on a extrait 7,2 millions de tonnes de charbon contre 29 millions à Wallers-Arenberg. »

 

Pour prendre un peu de perspective et apercevoir le sommet du plus grand des deux terrils (environ 40 mètres de haut, contre 20 pour le petit terril plat), Régis François vous fait donc remonter un peu la rue Marissel afin d’avoir une meilleure perspective. L’occasion, aussi, de jeter un coup d’œil au reste du patrimoine minier de la commune. Car, outre les deux terrils, le coron de la fosse, la cité du Bas Riez, mais aussi le dispensaire de la société de secours minière sont classés, depuis 2012, au patrimoine mondial de l’humanité. La fosse d’Haveluy, propriété de la compagnie des mines d’Anzin, n’était pourtant pas la plus importante de l’histoire du bassin minier. « Il ne s’agit pas d’une grosse fosse comme à Arenberg, précise Régis François. On y a extrait 7,2 millions de tonnes de charbon contre 29 millions à Wallers-Arenberg. »
Rasée dans les années 1970

En fonctionnement de 1866 à 1936, sa vie n’aura pas été un long fleuve tranquille, victime d’un incendie en 1888 puis de l’occupant allemand durant la Première Guerre mondiale. Elle a été rasée dans les années 1970 et il ne reste plus rien aujourd’hui sur le site. Alors ce samedi, pour la visite, l’association a prévu quelques vieilles photos noir et blanc pour que les visiteurs puissent se faire une idée des lieux à l’é

Ce samedi 5 août, à 10 heures, rue Paul-Vaillant-Couturier, à Haveluy. Visite gratuite. Renseignements : francois.regis59@laposte.net ou 06 22 89 61 23.
Une «nouvelle» associati

La balade de ce samedi est organisée par l’association Bassin minier patrimoine mondial du Nord (en partenariat avec la Ville et l’association Haveluy et son histoire). Une « nouvelle » asso qui a vu le jour en juin 2016, mais qui est en réalité issue de la fusion des clubs Bassin minier UNESCO des communes de Fresnes-sur-Escaut, Raismes, Denain, Rœulx, Escaudain et Marchiennes. Elle compte une quarantaine de membres et est présidée par Régis FrançoiRoger est issu d’une importante famille d’ouvriers mineurs. Le certificat d’études en poche tradition oblige, il rentre au centre d’apprentissage de la fosse L’Enclos tout en étant galibot. On y enseignait cinq disciplines : le sport, le chant, l’enseignement, les travaux pratiques et la mine image. Ensuite Roger travaillera quelques années comme ajusteur à la fosse Renard.

 II se rappelle sa première descente : « Je suis devenu sourd et mes oreilles sifflaient mais on s’habitue vite. »

 Un 1er janvier, alors qu’il partait au bal avec ses camarades, son père chef porion lui dit : «  Fils, nous avons un problème à la machinerie du fond. Habille-toi, il faut descendre ! J’ai formé une équipe, nous avons toute la nuit pour la remettre en état. »

 Roger se souvient après guerre avoir travaillé au niveau de la pointe du terril avec des prisonniers allemands. Le terril Renard étant en combustion, Roger faisait cuire ses patates sur le terril…

 Après la fermeture des mines de Denain, Roger travaillera notamment à Usinor Denain en tant que conducteur de locomotive à vapeur. Il deviendra ensuite responsable de locotracteur.

 Roger regrette qu’avec la désindustrialisation la camaraderie est disparue.

 

                                                                                                     FRANCOIS Régis

 

 

« À la fosse d’Haveluy, on a extrait 7,2 millions de tonnes de charbon contre 29 millions à Wallers-Arenberg. »

 

Pour prendre un peu de perspective et apercevoir le sommet du plus grand des deux terrils (environ 40 mètres de haut, contre 20 pour le petit terril plat), Régis François vous fait donc remonter un peu la rue Marissel afin d’avoir une meilleure perspective. L’occasion, aussi, de jeter un coup d’œil au reste du patrimoine minier de la commune. Car, outre les deux terrils, le coron de la fosse, la cité du Bas Riez, mais aussi le dispensaire de la société de secours minière sont classés, depuis 2012, au patrimoine mondial de l’humanité. La fosse d’Haveluy, propriété de la compagnie des mines d’Anzin, n’était pourtant pas la plus importante de l’histoire du bassin minier. « Il ne s’agit pas d’une grosse fosse comme à Arenberg, précise Régis François. On y a extrait 7,2 millions de tonnes de charbon contre 29 millions à Wallers-Arenberg. »
Rasée dans les années 1970

 

En fonctionnement de 1866 à 1936, sa vie n’aura pas été un long fleuve tranquille, victime d’un incendie en 1888 puis de l’occupant allemand durant la Première Guerre mondiale. Elle a été rasée dans les années 1970 et il ne reste plus rien aujourd’hui sur le site. Alors ce samedi, pour la visite, l’association a prévu quelques vieilles photos noir et blanc pour que les visiteurs puissent se faire une idée des lieux à l’époque.

 

Ce samedi 5 août, à 10 heures, rue Paul-Vaillant-Couturier, à Haveluy. Visite gratuite. Renseignements : francois.regis59@laposte.net ou 06 22 89 61 23.
Une «nouvelle» association

 

 

Présentation de M.Helle Casimir

 de l’association Bassin Minier Patrimoine Mondial du NordPar Jérémy Lemaire | Publié le 03/08/2017...Agréable balade. Plutôt champêtre, finalement. Alors que l’on s’imagine partir à l’assaut du patrimoine industriel, durant une heure environ, on slalome le plus souvent au milieu des saules et des herbes hautes. Une promenade accessible même aux non-sportifs, où la seule difficulté rencontrée aura été quelques taons assoiffés de (notre) sang. Autant être clair, à aucun moment on ne gravit l’un des terrils haveluynois. Pour deux raisons : ce sont des espaces naturels sensibles et le plus grand des deux terrils est soumis à un phénomène de combustion. Dangereux, donc.

 

La balade de ce samedi est organisée par l’association Bassin minier patrimoine mondial du Nord (en partenariat avec la Ville et l’association Haveluy et son histoire). Une « nouvelle » asso qui a vu le jour en juin 2016, mais qui est en réalité issue de la fusion des clubs Bassin minier UNESCO des communes de Fresnes-sur-Escaut, Raismes, Denain, Rœulx, Escaudain et Marchiennes. Elle compte une quarantaine de membres et est présidée par Régis FCasimir a travaillé trois ans à la fosse Agache de 14 à 17 ans. Il est né a Fenain en 1934 dans les corons de la fosse Agache au pied du terril.

 « Dans mon enfance, je n’avais que pour seul horizon le terril et les chevalets de la fosse. »

 Casimir reste marqué à jamais par son premier jour au fond :

 « Mon premier jour au fond, un porion m’a envoyé travailler dans une taille de 80cm. J’étais descendu à 6 heures et j’avais rejoins un groupe d’abatteurs. Je devais en étant allongé évacuer le charbon avec une pelle. Les abatteurs ont quitté le chantier une heure avant moi et le porion m’a dit de continuer l’évacuation du charbon abattu. Il a oublié de venir me rechercher une heure plus tard. En plus je me suis fait surprendre par une gaillette et ma lampe a été cassée. Je me suis perdu dans la mine et au lieu de partir vers l’accrochage, je me suis éloigné du puits. »

 On retrouvera Casimir 48heures plus tard épuisé !

 Après avoir été galibot, Casimir trop marqué par cet évènement a quitté la mine. Il est devenu cheminot où il travailla notamment au gare de triage de Roeulx et de Somain. Gares où était notamment expédié le charbon des mines de Douchy pour la première et d’Aniche pour la seconde.

 Les gens souhaitant connaître plus précisément son histoire peuvent relire son livre L’oublié de l’étage 480.

 

                                                                       FRANCOIS Régis

 

 

Présentation de M. Vaccariello Vito

 de l’association Bassin minier Patrimoine Mondial du Nord

 

M. Vaccariello est arrivé en France après avoir quitté son village Italien en 1951. Après avoir travaillé dans une ferme, il commença sa carrière à la mine à la fosse 3 de Liévin en 1952. A cette époque, il habitait Hénin-Beaumont. De 1954 à 1957, il a travaillé à la fosse Lemay de Pecquencourt puis à partir de 1957 jusqu'à sa retraite Vito travaillera à la fosse Barrois. II habitera d’abord dans un baraquement puis dans la nouvelle cité de Pecquencourt.

 Au fond, il a été d’abord à l’abattage.

 « Comme nous étions payés à la production, avec un camarade italien, on a abattu du charbon sur  plusieurs mètres. Quand l’ingénieur est passé, il nous a hurlé dessus en nous disant que si on ne boisait pas on allait être tué ! » 

 « La fosse Barrois était en communication avec la fosse Delloye de Lewarde. A proximité de cette dernière, nous avons failli être surpris par une poche d’eau. Nous avons dû évacuer d’urgence sinon nous aurions été noyés. »

 Ensuite, il s’occupait de l’installation des rails au fond de la mine pour les locotracteurs Diesels.

 « Il fallait que le terrain soit le plus droit possible pour éviter les déraillements ».

 Vito a eu sa retraite en 1978 après avoir fait 26 ans de service aux houillères. Il a eu 94 ans en 2017. 

 

FRANCOIS Régis

 

 

Présentation de M. Foulon Jean-Marc

 de l’association Bassin minier Patrimoine Mondial du Nord

 

M. Foulon  a travaillé près de 10 ans pour les houillères aux ateliers centraux d’Anzin et aux usines de Saint-Waast à Valenciennes.

Son travail consistait à entretenir le matériel des HBNPC.

 « Au niveau des ateliers d’Anzin on réparait les cages, les berlines et les lampes de mineurs et aux ateliers de Valenciennes on réparait les locotracteurs et locomotives diesels qui transportaient le charbon, les locotracteurs du fond qui tractaient les berlines ainsi que les treuils, les culbuteurs, les pompes... Les ateliers étaient équipés de tours et de fraiseuses pour l’usinage et le remplacement des nouvelles pièces.»

 Jean-Marc devait également expertiser de nombreuses pièces avant que le matériel redescende au fond des fosses.

 Il se souvient avec joie des fêtes de la Sainte-Barbe.

 « Notre journée était chômée. On se réunissait dans les ateliers où on organisait un repas très festif. »

 

 FRANCOIS Régis